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Et je ne suis pas thérapeute, je fais de la bibliothérapie.

En fait, je ne suis pas *random métier*, mais je fais *random outil/méthode*.

Depuis lundi, deux points me chiffonnent. Déjà hier j'ai eu au téléphone une autre sépienne et elle semblait tellement démoralisée que j'avais peur que la moindre de mes paroles lui fasse du mal. Alors je me suis dit après avoir raccroché "vraiment je en suis pas faite pour essayer d'aider les autres à aller mieux". Déjà parce que je ne suis pas une optimiste de la première heure, ensuite parce que je ne veux pas avoir cette responsabilité, déjà difficile à gérer pour moi-même. Et ce matin, en lisant l'édito de Philonomist : "Le coaching est une pyramide de Ponzi, De la multiplication des nombrils", posté sur un groupe d'entrepreneurs zèbres (aka HPI) et envoyé par mon amie @Flor&sens (je vous rappelle ses massages parce qu'ils sont tellement bons que j'en fais tous les mois ou presque), je me suis sentie soulagée !

Extraits choisis :

"C’est une nouvelle épidémie : toutes mes copines veulent devenir coach. (...) C’est plutôt le caractère massif de cette conversion au coaching qui me turlupine. Serait-on en présence d’une pyramide de Ponzi, du nom de cette arnaque qui consiste à rémunérer des investisseurs par de nouveaux entrants ? (...) C’est tout le paradoxe : pour échapper aux injonctions de notre « société des singularités » (...), nous en devenons nous-mêmes les apôtres. En devenant coach, je m’exonère de la pression toute capitaliste à devenir quelqu’un… mais refile par là-même cette maladie du développement personnel à autrui !"

Et moi dans tout ça ?

Au début de l'année 2020 je parlais de "maïeutique entrepreneuriale" pour expliquer ce que je voulais faire. J'ai laissé tomber parce que ce n'était pas "habituel" et que plusieurs personnes m'ont dit "oui tu veux être coach, quoi !". Alors j'ai changé et je suis passée par tous les mots : coach, thérapeute, formatrice, intervenante, consultante. Mais aucun ne me satisfait totalement. Il manque toujours ce qui me caractérise spécifiquement : je suis une pousse-au-vice qui ne lâche pas le morceau tant que vous ne sortez pas du cadre et de la route toute tracée ! Je vote pour le "out-of-the-box" permanent comme chemin normal !

Sans me prendre pour Socrate, c'est exactement comme ça que je me vois : une accoucheuse d'idées et de projets et d'envies et de rêves. Mais alors maintenant je dirai même : pas que dans le domaine entrepreneurial ! Je suis pour la maïeutique intellectuelle pour elle-même : pour le plaisir et le loisir, qui ne demande rien d'autre que juste s'épanouir sans objectif, sans enjeu de productivité ou de rentabilité, etc.

Donc je vais revenir à cette idée initiale : La Kintsugi Factory est une entité basée sur la Maïeutique pour des sujets spécifiques (employabilité et résilience professionnelle) mais aussi pour des sujets moins spécifiques : la singularité, c'est-à-dire pour soi, pour le plaisir, pour assouvir sa curiosité.